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 16 juillet : la canicule demeure – risques d’orages

ALERTE SÉCHERESSE DANS L’YONNE

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VIGILANCE ORANGE FEUX – Risques élevés de feux de forêts dans l’Yonne

 

Incendie à Fontainebleau : dans le nord de l’Yonne, la solidarité opère

Les sapeurs-pompiers sont mobilisés depuis le dimanche 12 juillet 2026 dans la forêt de Fontainebleau. À quelques dizaines de kilomètres, dans le nord de l’Yonne, la solidarité opère.

Les pompiers icaunais ne sont pas les seuls à prêter main forte à leurs collègues de Seine-et-Marne. Des habitants de l’Yonne s’organisent également pour soutenir les pompiers et les sinistrés. Depuis le dimanche 12 juillet, plusieurs incendies ravagent la forêt de Fontainebleau, à quelques dizaines de kilomètres de l’Yonne. Si le feu est désormais fixé, il a parcouru 2.000 hectares. Les fumées visibles depuis certaines communes du nord du département n’ont pas manqué d’alerter les Icaunais. Peu à peu, un élan de solidarité s’organise.

Point de collecte

À Villeneuve-sur-Yonne et Sens, la société M&M’ services et associés et la fleuriste de la boutique Mauvaises herbes ont uni leurs forces afin d’apporter leur aide. « Lorsque nous avons vu le feu, on s’est dit qu’on pouvait aider. Nous avons une société de multiservices et un camion adapté. Cela s’est fait naturellement », explique Marine Thomas, co-gérante de l’entreprise.

À quelques kilomètres, la fleuriste sénonaise a mis en place un point de collecte. Pack d’eau, denrées alimentaires ou encore sérum physiologique ont été récoltés. L’objectif est également de recueillir des pansements, des produits d’hygiène ou encore des lingettes nettoyantes. « À destination des sapeurs-pompiers, mais également des personnes relogées, des forces de l’ordre et de tous ceux qui en ont besoin », souligne Marine Thomas.

Des écuries ont proposé leur aide

L’ensemble du matériel sera livré le samedi 18 juillet grâce au camion de la société M&M’s services. « Nous devions nous y rendre mardi, mais la mairie de Fontainebleau nous a indiqué qu’ils avaient déjà reçu beaucoup de choses », explique Marine Thomas.

L’élan de solidarité ne s’est pas arrêté là. De nombreuses écuries du nord de l’Yonne ont proposé leurs services car des dizaines de chevaux ont dû être évacués, notamment les pensionnaires du centre équestre du Grand Parquet. « J’ai une amie à proximité de Fontainebleau qui devait peut-être évacuer ses chevaux. J’attends son appel », confie Madelyne Botti, gérante de l’écurie de Champignelles. Comme d’autres, elle s’est portée volontaire pour accueillir les chevaux dans ses 12 boxes libres. « Il y a un grand élan de solidarité de la profession et des pa

rticuliers. C’est normal de pouvoir aider. Si on avait été concerné, on aurait bien voulu de cette aide aussi », ajoute Léa Moussu, gérante de l’écurie de la Vernade 2 à Véron.

Yonne Républicaine

Vite ! l’actu !
Emmanuel Macron : dernière démonstration de force

Paroles d’auteurs

  » La vérité, c’est qu’on ne guérit jamais vraiment. On apprend à marcher avec sa douleur, à rire entre les larmes. »
Delphine de Vigan,. »

Actualité municipale

Seuls les documents municipaux importants présentés sur cette page sont ensuite archivés.

Cantine scolaire

À compter de la rentrée 2026, le tarif de la  cantine solaire passera de 3,70€ à  3,80€

Parcours de santé : les travaux d’aménagement sont terminés.

Découvrez ci-dessous quelques uns des agrès installés.

Découvrez le plan du nouvel espace de loisirs

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La restauration de l’église se poursuit.

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Le chœur

Voir le rapport d’avancement de la restauration du chœur  ici

Reconstitution de l’évolution de l’église depuis sa construction. (IA)

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Visite de l’église

Une visite de l’Église est organisée le 16 juillet prochain, à 18h00, par l’Office du Tourisme Serein et Armance.

L’AFR du Créanton toujours à votre service.
Du repassage et bien plus encore !

L’AFR du Créanton a pour objectif de recruter, accompagner, encadrer et former du public éloigné de l’emploi en créant les conditions de redynamisation des compétences au sein d’ATELIERS de REPASSAGE sur l’ensemble des sites :

  • Brienon : 8 Boulevard du Général de Gaulle

  • Venizy : 3 Rue des Forges

  • Migennes : 9 Rue Pierre Sémard

  • Joigny : 1 Rond-Point de la Résistance
    L’AFR du Créanton c’est aussi 3 boutiques « Aux Bonnes Affaires ».

    L’association récupère des  vêtements, chaussures, jouets, livres… qui sont triés, nettoyés puis mis en vente à petits prix. Les boutiques sont ouvertes à tous et pour toutes les bourses.

    Tel.03 86 63 42 86

La Rando des Escargots… 2 août

(manifestation promotionnelle organisée par la société  Helix)

ANIMATIONS / ASSOCIATIONS

En août…

Les Tacots reviennent en septembre !

Les « Tacots » reviennent le 13 septembre prochain. Il serait temps de commencer à préparer votre bolide !
Pour tout renseignement et pour vous inscrire deux numéros:
06 88 03 67 17    &    06 43 24 28 42

Les dernières productions

Bar : « Le Diapason »


14  rue des Forges
03 86 80 00 12

Bar-Pub, Jeux (baby-foot, billard, flipper, fléchettes) De 16h à 1h
du lundi au vendredi..
Salle Cabaret

Le lieu de rencontre et de détente populaire pour les habitants de Venizy. !

 

DIVERS – INFO

DERNIÈRE INFOLETTRE

L’Infolettre    de l’été 2026   est en ligne La lire...

Vous pouvez imprimer vous-même l’Infolettre en ouvrant le document et en cliquant sur en haut de la 1ère page.

Juste à côté.

FESTIVAL d’orgue – Saint-Florentin

Festival : Forêts d’Othe à ciel ouvert

Programme :

Plan :

La CCSA propose la tournée des Bistrots Nomades !

Cette année encore, la CCSA propose les apéro-concerts des « Bistrots nomades ».
Pas d’arrêt à Venizy cette fois  (chacun son tour!) mais la proximité des évènements à venir devrait permettre aux amateurs d’en profiter facilement !

FESTI’COCCINELLE 2026 – Saint-Florentin

Depuis 2006, le Festi’Coccinelle réunit chaque été plus de 2 000 enfants au Jardin de l’Octroi de Saint-Florentin pour deux journées d’ateliers socio-éducatifs, de spectacles et d’animations ludiques dédiées au jeune public. Organisé par l’Association Culturelle Othe-Armance et la Ligue de l’Enseignement de l’Yonne, chaque édition explore un thème différent : voyages, cinéma, jeux olympiques, fond des mers… Un rendez-vous familial incontournable du pays d’Othe, dans un écrin de verdure entre les deux bras de l’Armance.

FESTIVAL  Othe-Armance

Festival itinérant de musiques actuelles qui déploie son joyeux périple dans les pays d’Othe et d’Armance, dans l’Aube et l’Yonne, entre juillet et début octobre chaque année.

Othe-Armance Festival / Le Chaudron
195 rue des Croisettes – 10130 Auxon
03 25 42 70 63 / administration@festivalenothe.org
site internet ici

À Saint-Flo ! Les Garagistes.

15 Juillet : Joost van Lubeek

Durée / Horaire : 1h30 – 2h
Accès : Entrée payante
Tarif : 8€

Installé à Paris, cet artiste à la sensibilité folk-pop vibrante a choisi de laisser ses musiciens de côté le temps d’un soir. Seul en scène, micro en main, il viendra interpréter les titres de son magnifique album ALL IS ONE directement sur ses bandes-son de studio

Ouvertures :

Lundi : 9h – 19h ou 20h (selon affluence)
Mardi : Fermé
Mercredi & Jeudi : 10h – 19h ou 20h (selon affluence)
Vendredi : 10h – 21h ou 23h (selon affluence, pour bien lancer le week-end !)
Samedi : 9h – 19h
Dimanche : Fermé

Page Facebook

06 07 26 51 70 – contact@lesgaragistes.fr

Ça vous concerne aussi…

Une Fête Nationale  privatisée. !

Un QR code était nécessaire pour assister au défilé de cette grande tête populaire!

Voilà le laisser passer.

Sans commentaires.

« Le niveau des élèves s’est fortement dégradé » du primaire au supérieur, et chaque année les enseignants constatent des lacunes

Difficultés en calcul, lacunes en culture générale, attention plus difficile à mobiliser… les données de l’OCDE montrent une baisse des compétences fondamentales dans la population française et les étudiants du supérieur ne sont plus épargnés.

Un étudiant sur trois est en situation de mal-logement selon une étude de la Fage

« À bac + 3, on pourrait penser que la chute du mur de Berlin est un acquis, pourtant ce n’est pas le cas. » Brigitte Daudet fait pourtant partie de ces enseignants qui « refusent catégoriquement de dire que le niveau baisse », même si elle remarque bien les lacunes de ses étudiants en orthographe et en culture générale.

Un problème qui relève moins de l’enseignement supérieur que des bases du primaire et du collège qui ne sont pas acquises. Et ces lacunes sont surtout la preuve d’une « noyade informationnelle » à laquelle il faut remédier. « Le contexte d’apprentissage a profondément changé », reconnaît l’enseignante de géopolitique et de commerce international à l’EM Normandie et il faut le prendre en compte. Là où les plus anciens ont évolué « dans un monde plus lent, plus stable », sans téléphone « capable d’afficher en dix secondes un article, une vidéo, trois commentaires contradictoires, deux fake news et, désormais, une réponse générée par intelligence artificielle, aujourd’hui, il est plus difficile de stabiliser son attention, de hiérarchiser l’information ».

« Le niveau des élèves s’est fortement dégradé »

Aussi, toutes les lacunes n’ont pas le même impact. « En terminale, on conceptualise beaucoup moins », observe Moujib Madoura, enseignant particulier de mathématiques chez Superprof. Résultat, la marche pour accéder aux études supérieures, notamment en classe prépa, est haute. « Ils sont moins rapides, il y a davantage de fautes de calcul. »

Pour l’ancien enseignant de classe préparatoire, la baisse de niveau a été progressive mais continue. S’il voit désormais une volonté de « retour en arrière » dans le secondaire, la récupération sera longue.

Un point de vue partagé également par Antonin De Laever, qui enseigne à la London School of Economics et à Sciences-po. « Personne n’est plus bête qu’avant », tient à préciser celui qui est aussi The Maths Tailor sur YouTube, « mais ils ont fait beaucoup moins d’automatismes, de calculs rapides. Or quand on aborde des problèmes complexes, on a besoin que leur cerveau soit disponible pour réfléchir et pas bloqué en partie sur des choses simples ».

Ces observations rejoignent une inquiétude plus large. En mathématiques, « le niveau des élèves s’est fortement dégradé au cours des trente dernières années », constatait France Stratégie dans une note parue en juin 2025, qui relève également que, « la faiblesse des élèves français au primaire et au collège, notamment en mathématiques et en sciences, semble comblée par la suite, au moins partiellement. »

Des niveaux faibles à l’âge adulte

En France, 28 % des adultes ont un niveau de littératie faible. Ce qui signifie concrètement qu’ils ne peuvent interpréter « que des textes assez simples », analyse Glenda Quintini, économiste chercheuse à l’OCDE.

Selon les résultats de l’enquête PIAAC, qui évalue le niveau des adultes dans trois compétences fondamentales, la littératie, la numératie et la résolution de problèmes, « la France est en dessous de la moyenne de l’OCDE ». Le score global des répondants est plus bas et le groupe de faible performance est plus grand. Seulement 12 % des adultes sont « hautement compétents » en littératie. Et cette baisse des résultats concerne aussi les niveaux les plus élevés, « même si les diplômés du supérieur font mieux que les autres » constate la chercheuse.

Cette enquête, menée 10 ans après la première édition, montre une baisse de niveau global en France, alors même que les chercheurs de l’OCDE s’attendaient à une augmentation « mécanique » liée à la sortie du panel des répondants les plus âgés. En littératie, la part des adultes très peu performants n’était que de 22 % en 2013, mais déjà en dessous de la moyenne de l’OCDE. L’intégration de gens plus jeunes et plus formés dans l’enquête n’a pas permis d’augmenter les résultats.

Il y a beaucoup de « gâchis » car on ne donne plus « les armes basiques » aux élèves pour réussir, regrette Antonin De Laever. Et les premiers à en pâtir sont ceux des quartiers défavorisés, sans soutien familial, qui n’ont pas les moyens de payer des cours particuliers.

Le creusement des inégalités est aussi l’un des enseignements de l’enquête PIAAC, avec de grandes différences relevées entre les personnes dont les parents sont nés à l’étranger et les autres, mais aussi entre les niveaux socio-économiques : la baisse des résultats est bien plus importante dans les groupes sociaux les plus défavorisés. L’étude de l’OCDE montre aussi de grandes différences entre les pays, avec « un niveau d’école secondaire au Japon qui peut correspondre au niveau universitaire en Italie », relève Glenda Quintini. La France n’est pas la seule concernée par la baisse de niveau puisque les résultats ne se sont améliorés que dans deux pays. « Il y a énormément d’écart entre la Finlande, le Japon et des pays comme le Chili, l’Italie, la France qui sont un peu dans la queue de peloton », souligne la chercheuse. « Le niveau moyen de compétences des adultes en comparaison internationale n’est pas satisfaisant, résume France Stratégie. Tout se passe comme s’il fallait aujourd’hui davantage d’années d’études pour obtenir un niveau donné de compétences. »

« On ne peut plus travailler en cours magistral »

Et la réponse donnée à la baisse du niveau n’est pas toujours la bonne selon Brigitte Daudet qui remarque qu’il s’agit souvent « d’en rajouter » : plus de lectures, plus de consignes, plus de contrôles… Elle, elle a fait le choix de laisser à ses étudiants l’accès aux outils numériques, notamment l’IA, « qu’ils utiliseront dans leur vie professionnelle ». Mais elle les pousse « à choisir un angle, à creuser, à relier des informations, à formuler un raisonnement, à comprendre des conséquences concrètes ».

Les étudiants « ont souvent le niveau qu’on leur permet de construire. Si on les noie, ils surnagent. Si on les engage vraiment, ils progressent. Si on confond accumulation d’informations et formation de l’esprit, alors oui, tout le monde a le sentiment que quelque chose se dégrade. Mais ce n’est pas forcément leur niveau. C’est peut-être notre manière collective d’organiser l’apprentissage qui devient moins lisible ».

Cela implique de grands changements pour les enseignants, obligés de repenser leurs manières d’appréhender les apprentissages année après année. « J’ai les mêmes exigences sur le contenu de mon cours, confie Brigitte Daudet. Mais on ne peut plus travailler en cours magistral. On leur donne des fondamentaux, qu’ils doivent s’approprier. Nous ne sommes plus là pour dérouler un savoir mais pour les accompagner. Je ne suis pas un ascenseur mais une béquille, c’est à eux de monter les marches ».

Mais cela veut aussi dire que l’on ne peut plus « évaluer uniquement sur le rendu » et nécessite une profonde réflexion des établissements pour continuer de garantir la qualité de leur diplôme.

Le Parisien

« Nous assistons aux prémices d’un danger de mort environnemental » face aux chaleurs extrêmes, avertit l’écologue Philippe Grandcolas

Le directeur adjoint scientifique national pour l’écologie et l’environnement au CNRS alerte sur « les conséquences dramatiques » de ce début d’été caniculaire sur le milieu naturel.

Mudcracks Desiccation Cracks Mud Cracks Sedimentary : vidéo de stock (100 % libre de droit) 7906978 | Shutterstock

Les journées se suivent et se ressemblent depuis le début de l’été en France, avec des températures suffocantes. Le thermomètre est monté le 8 juillet jusqu’à 43°C sous abri à Moules-et-Baucels, dans l’Hérault. Le seuil des 40°C, hier exceptionnel, est régulièrement dépassé depuis la fin du mois de juin sur une grande partie du territoire hexagonal.

Ce phénomène nouveau a déjà « des conséquences dramatiques » dans le milieu naturel ainsi que pour la production agricole française, explique Philippe Grandcolas, directeur adjoint scientifique national pour l’écologie et l’environnement au CNRS. Selon cet écologue, les conséquences mortifères des canicules actuelles en matière de biodiversité sont aussi un avertissement sur « le danger de mort » qui menace notre environnement dans les prochaines décennies.

Franceinfo : Quelles sont les conséquences des températures caniculaires actuelles sur l’environnement ?

Philippe Grandcolas : Nous avons tendance à juger ces chaleurs extrêmes à notre échelle d’être humain. Pour nous, c’est très pénible. Des personnes en situation de fragilité peuvent même en mourir. Mais nous avons des moyens pour nous protéger. Dans le milieu naturel, en revanche, la barre des 40°C est un seuil au-delà duquel on franchit les limites physiologiques chez les espèces ni méditerranéennes ni « désertiques », qui ne sont pas adaptées à ce type de températures.

Comment les organismes vivants sont-ils atteints ?

Lorsqu’il fait chaud, les plantes pompent de l’eau dans le sol et elles « évaporent » et « transpirent » par les feuilles. La transpiration, en particulier, leur permet de se refroidir de manière analogue aux humains. Le problème, c’est qu’en période de canicule, l’endroit où se trouvent les racines peut être desséché et les plantes n’arrivent plus à pomper de l’eau.

En cas de chaleur extrême, les cellules et les molécules biologiques des plantes peuvent aussi s’arrêter de fonctionner. Cela concerne la plupart des plantes qui vivent en climat tempéré non méditerranéen. Les parois extérieures des feuilles peuvent également dysfonctionner. Elles sont alors flétries. Et vous aurez beau arroser des plantes fragiles, elles continueront à flétrir et elles finiront par sécher et mourir.

Et qu’en est-il pour les animaux ?

Cela dépend des espèces. Il y a des animaux qui sont capables de transpirer avec des glandes dites « sudoripares ». C’est le cas des mammifères. Mais au-delà d’un certain seuil de température sans humidité, généralement 40°C, leur système de transpiration n’arrive plus à compenser. Cela vaut aussi pour d’autres organismes, notamment ceux à sang froid comme les reptiles, les amphibiens ou les vers. Mais gare au dessèchement à travers la peau perméable des amphibiens, par exemple.

« Les oiseaux, eux, ne transpirent pas. Ils évaporent péniblement en ouvrant le bec. Et là, les conséquences sont dramatiques. Il y a des milliers d’oisillons et d’oiseaux sauvages qui sont morts à cause des fortes chaleurs de ce début d’été. »

Philippe Grandcolas, écologue

Cela ne veut pas dire que ces espèces vont disparaître de la surface de la Terre, mais c’est un stress démographique local vraiment colossal.

A quel point notre agriculture est-elle touchée ?

L’impact des chaleurs extrêmes est encore plus fort dans les milieux simplifiés et fragilisés par les actions humaines, et donc sur les espèces cultivées et élevées. Plus les milieux sont artificialisés, comme avec les grandes cultures et leurs grands champs d’un seul tenant, plus on va avoir des phénomènes d’échaudage, avec des plantes qui meurent ou qui perdent en productivité.

Il y a aussi une hécatombe en ce moment dans les élevages industriels, parce qu’on ne peut pas climatiser un poulailler qui abrite 10 000 poules. Dans ces hangars, on retrouve des oiseaux littéralement brûlés sur place. Ils ont atteint des températures telles que leurs organes ne fonctionnent plus et leurs cellules sont mortes. Même chose pour les porcs et les vaches, malgré leur capacité à réguler leur température en transpirant, qui atteint rapidement ses limites au-delà de 25°C.

Certaines régions françaises sont-elles plus exposées ?

Il faut voir le territoire métropolitain national comme un patchwork, avec des endroits où la plupart des espèces ne sont pas adaptées à des températures aussi extrêmes et où des milieux simplifiés et fragilisés dominent localement. C’est valable pour la France tempérée océanique, du centre, du nord ou des montagnes. Dans le Sud, les espèces sauvages sont plus résistantes, mais elles doivent faire face au risque d’incendies.

Les feux qui frappent actuellement le sud de la France sont dramatiques. Evidemment, pour les personnes qui perdent leurs maisons et leurs biens, mais également pour le milieu naturel. Quand il y a des milliers d’hectares qui brûlent, c’est aussi une perte de biodiversité et des services que la forêt rend notamment en stockant l’eau et en rafraîchissant l’environnement par évaporation.

Va-t-on voir des légumes disparaître des étals dans les prochains mois ?

Disparaître, non, parce qu’une grande part de notre alimentation est importée. Et c’est ce qui rend ce type de catastrophe difficile à mesurer, parce qu’on compense coûteusement avec d’autres sources d’approvisionnement. Par contre, on peut s’attendre à de très fortes hausses de prix des paniers de fruits et légumes.

Les climatologues expliquent que nous sommes en train de vivre nos étés les plus froids du reste de notre vie. Si les conditions actuelles atteignent déjà gravement la faune et la flore, qu’en sera-t-il demain ?

Cela veut dire qu’il y aura des épisodes de mortalité énormes. De plus en plus d’arbres vont mourir. Les taux de mortalité dans les forêts françaises ont explosé ces dernières années. Et cela va continuer. Les populations d’oiseaux vont continuer à baisser. En plus de la disparition de leurs habitats et du manque d’insectes provoqué par l’utilisation de pesticides, les oiseaux subiront des mortalités printanières tardives qui cassent les jeunes générations. Et ainsi de suite.

Bien sûr, nous verrons aussi des reverdissements à certains moments, à la faveur de pluies et de températures plus basses. Des plantes qui ne sont pas mortes vont reverdir. Des animaux vont ressortir. Mais, globalement, le paysage de 2050 en France métropolitaine va être dramatique. D’autant que les aléas combinant climat et biodiversité, tels que les inondations ou les feux, seront potentiellement considérables. C’est ce que les climatologues et les écologues essayent d’expliquer depuis des années sans être entendus. Parce qu’à moins de vivre des événements comme ceux-là, on a du mal à y croire.

Est-il possible de prendre des mesures pour s’adapter à un tel avenir ?

On peut par exemple faire de la migration assistée d’espèces qui résisteront mieux aux canicules pour repeupler les forêts dans le centre, l’ouest, l’est et le nord de la France. On devrait restaurer des zones humides, des haies, ne pas prélever exagérément dans les nappes ou les rivières. Mais si on n’atténue pas le réchauffement climatique, de telles mesures extrêmement coûteuses et complexes sont vouées à l’échec.

« Si le climat de la France se réchauffe de quatre degrés d’ici la fin du siècle, comme l’envisagent aujourd’hui même les autorités, alors on est morts. C’est clair. »

Philippe Grandcolas, écologue

Il n’y aura plus d’agriculture en France. Il n’y aura plus de milieu naturel. Nous assistons aujourd’hui aux prémices d’un danger de mort environnemental. On ne peut pas climatiser la nature.

Mais à quoi bon chercher à atténuer le réchauffement en France, si le reste du monde ne suit pas le même mouvement ?

Cela ne peut pas être un argument pour l’inaction. Tout ce qu’on peut réussir à diminuer, ce sera toujours ça de gagné. C’est comme ça qu’il faut raisonner. Par contre, se dire que ce n’est pas la peine de faire quoi que ce soit parce que les autres ne font rien, alors c’est accepter la mort. D’autant que cette vision est très naïve, dans la mesure où le monde est global.

La majeure partie de ce que nous consommons n’est pas produit en France. Quand on accuse la Chine ou le Brésil de ne pas faire ce qu’il faut, on oublie qu’il y a 15% de la déforestation amazonienne ou des émissions de gaz à effet de serre de ces pays qui est causé par les achats européens. Faire ce constat est très anxiogène. Il faut donc arriver à montrer qu’il y a des ensembles de solutions et qu’on ne peut plus attendre pour les adopter.

Mais les solutions sont-elles acceptables par la société ?

Parmi les changements à mettre en œuvre, beaucoup de choses sont en réalité très agréables : isoler votre immeuble ou végétaliser les rues, manger de plus en plus de fruits et légumes de saison en circuit court, revenir à minima à la consommation de viande de nos grands-parents. Toutes ces solutions ne sont pas désagréables. En tout cas, elles nous privent moins que de subir des canicules épouvantables.

Le problème, ce sont les politiques ou les décideurs qui en profitent pour accentuer les clivages créés par les discours d’atténuation et d’adaptation, au lieu de prendre les bonnes décisions.

« Les lobbys agro-industriels ou pétroliers défendent en permanence leurs intérêts, en nous incitant à avoir des productions agricoles ou industrielles qui sont complètement inadaptées et qui aggravent les problèmes. Il faut bien comprendre qu’il n’y a aucune pitié à attendre de ces acteurs. »

Philippe Grandcolas, écologue

Le jour où nous ne serons plus capables de produire quoi que ce soit, ils iront chercher ailleurs les productions à transformer. Le futur de l’agriculture française, ce ne sont pas des élevages industriels dans lesquels la mortalité est déjà ou sera colossale, ou encore des stockages d’eau égoïstes pour irriguer des grandes cultures qui meurent déjà ou mourront par échaudage. Le court terme n’est pas une solution.

Entretien France Info

Canicule : comment sauver son jardin en urgence pendant les fortes chaleurs ?

Le thermomètre explose, la terre se fissure, les feuilles jaunissent en quelques heures… Pendant une canicule, le jardin peut souffrir très rapidement. Certaines plantes brûlent, le potager ralentit et la pelouse semble déjà perdue. Mais quelques gestes simples peuvent limiter les dégâts immédiatement. Voici 10 réflexes d’urgence à adopter dès aujourd’hui pour protéger vos plantes, conserver l’humidité du sol et éviter qu’une vague de chaleur ne détruise votre jardin.

Main arrosant un pied de tomate paillé au coucher du soleil

Checklist urgence canicule au jardin : les  gestes à faire immédiatement

1- Arroser au bon moment : jamais en pleine journée

C’est le premier réflexe à adopter. Pendant une vague de chaleur, l’arrosage doit se faire :

Tôt le matin avant 8h.
Ou tard le soir après le coucher du soleil.

En pleine journée,  l’eau s’évapore trop vite. Le choc thermique peut fragiliser les plantes.
Une grande partie de l’arrosage est perdue.

Le bon réflexe : privilégier un arrosage lent et profond pour que l’eau atteigne les racines doit être votre première urgence face à la canicule.

2- Pailler la terre en urgence pour garder l’humidité

Le paillage agit comme une protection naturelle contre la chaleur. Il permet de :

Conserver l’eau dans le sol.
Limiter l’évaporation.
Garder les racines plus fraîches.
Espacer les arrosages.

Le bon réflexe : ne vous dites pas que c’est trop tard. Même installé en urgence, un paillage peut faire une énorme différence pendant la canicule en gardant la terre humide.

Vous pouvez utiliser de la paille, des copeaux de bois, des feuilles mortes et des résidus de tontes de gazon sèches. Une couche de 5 à 8 cm est idéale.

3- Protéger les plantes du soleil brûlant

Certaines plantes ne supportent pas plusieurs jours de soleil intense. Les plus fragiles et les plus urgents à protéger sont :

Les jeunes plants et les semis récents en priorité.
Les plantes en pots.
Les salades.
Les fleurs de tomates
Les fraisiers.
Les hortensias.

4- Comment sauver un potager pendant une vague de chaleur ?

Le potager est souvent le premier à souffrir.

Les légumes les plus sensibles :

Salades.
Courgettes jeunes.
Tomates récemment plantées.
Herbes aromatiques.
Concombres.

Les gestes prioritaires :

Paillez généreusement.
Arrosez au pied.
Ombrez les cultures fragiles.
Récoltez régulièrement pour éviter l’épuisement des plants.

6 litres tous les 3 jours : la méthode d’arrosage qui sauve vraiment vos légumes

Quand un écosystème souffre, le premier réflexe est souvent de noyer le problème — littéralement. Beaucoup de jardiniers arrosent matin et soir pendant la canicule, pensant bien faire. Erreur.

On préconise une approche mesurée : 6 litres d’eau par plant, tous les 3 jours. Pas plus. Et surtout, pas en une seule fois. Il faut procéder par étapes, verser lentement, et surveiller le sol.

« Dès qu’on voit des flaques apparaître, on arrête et on reprend juste après », détaille l’expert. Cette méthode permet à l’eau de pénétrer en profondeur plutôt que de ruisseler en surface. Les racines sont encouragées à descendre chercher la fraîcheur, ce qui rend les plants plus résistants aux prochaines vagues de chaleur.

Arroser le soir reste préférable : l’évaporation est moindre et le plant profite de toute la nuit pour s’hydrater. Arroser en plein soleil de midi, c’est perdre une bonne partie de l’eau avant même qu’elle n’atteigne les racines.

Paillage épais, ombre improvisée, arrosage fractionné : trois gestes simples, zéro achat compliqué. Le potager est plus résistant qu’on ne le croit — à condition de ne pas le « sauver » trop fort. Et si la prochaine canicule frappe encore plus tôt cet été, au moins vous saurez quoi ne pas faire.

Sortir dans l’Yonne

Vide-greniers/brocantes de l’Yonne –  Activités culturelles : le programme de tout le département

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